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Bidouilles graphiques, plastiques & poétiques de Yves Barré

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Ah huis !

Chemiré-en-Charnie, hameau d'Étival (72) – septembre 2009

– Ayant poussé la porte étroite qui chancelle...*
– Touchez à rin, m'sieur Paul, vous allez mincer le clan.

* Premier vers du poème de Paul Verlaine. Il y a ainsi quelques vers qui remontent en surface à l'occasion, définivement associés à des images de mon quotidien.

Après trois ans

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle.

Rien n’a changé. J’ai tout revu : l’humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin…
Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.

Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m’est connue.

Même j’ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avenue,
– Grêle, parmi l’odeur fade du réséda.

Poèmes saturniens
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O
<br /> Déclinaison, le cachet du commnetaire faisant foi..<br /> <br /> La nuit<br /> les yeux clos<br /> ignorent<br /> le nu<br /> des corps<br /> oublient<br /> le flot<br /> du ru<br /> <br /> oncle pa<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> La nuit, les petits ru(t)s font les fleuves noirs.<br /> <br /> <br />
O
<br /> A huis.. clos<br /> on entend plus<br /> le souffle des mots<br /> nus<br /> <br /> oncle pa<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> On aurait pu tenter un œil à la serrure. En vain.<br /> <br /> <br />
C
<br /> L'ouïe fine j'entends l'huis qui couine.<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Quant à l'huis, c'est Apollinaire qui me trotte en tête "devant l'huis des auberges grises".<br /> <br /> <br />
T
<br /> Ferait beau voir qu'il te "minçat le clan", le pauvre Lélian...<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> T'ai-je dit que j'ai parfois le sentiment que tu lis par-dessus mon épaule quand je tape les articles ? Cette communion de pensée a d'ailleurs un côté plutôt agréable.<br /> Ainsi, avant "m'sieur Paul", j'ai d'abord écrit "mon pauvre Paul" et abandonné "mon pauvre Lélian" !<br /> <br /> <br />
J
<br /> Merci pour ce poëme appris par coeur à l'école primaire, C'est incroyable comme ces phrases restent gravées en ma mémoire, le "sempiternelle " sur lequel j'accrochais ! et ce dernier vers " Grèle,<br /> parmi le réséda  ...vers  lequel je courais à toutes pompes. Je n'en comprenais pourtant pas un mot de celui-là. Que venait faire la grèle dans cette histoire ? et le réséda ?<br /> Enfin...plus qu'à brailler un Polverlaine bien sonore et ouf ...c'était fini !<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> Le réséda, je l'ai retrouvé plus tard, avec la rose, chez Aragon.<br /> <br /> <br />