Autre lit, autre chat... dans la Maison 316. Accompagnés – meuble et animal – d'un extrait du Poème du Chat de Guyot Desherbiers.
Malgré la domesticité,
Dans l'homme, ce n'est pas un maître
Qu'il a consenti reconnaître,
C'est un ami, c'est un égal.
Et quand l'homme, sur l'animal,
Qu'il avilit du nom de bête,
Outrant l'abus de la conquête,
De ses droits ne lui laisse rien ;
Qu'il fait un esclave du chien,
Soumet au joug le bœuf qu'il trompe,
De l'éléphant conduit la trompe,
Du cheval comprime le flanc,
Du miel, du lait fait sa fortune...
Dans cette déroute commune,
Le Chat garde si bien son rang,
Qu'il reste à décider, en somme,
S'il fut, par l'antique contrat,
Admis au commerce de l'homme,
Ou l'homme au commerce du Chat.
* paru dans l'Esprit des Journaux, Pluviôse, an VI de la République.
Maison 316, 2009, acrylique sur toile, 36 x 44 cm