Jean (l’astuce) Bertrand lézarde à queue mieux mieux

Les nombreux chats issus de mes élevages m’ont posé un problème particulier auquel il était hors de question que je ne réponde.
Mes greffiers ont une tendance fâcheuse et prononcée à becqueter les lézards qui décorent les murs de mon jardin.
Après de longs moments de conversation avec iceux, percevant qu’ils ne faisaient aucun effort pour cesser cette alimentation en protéines reptiliennes, j’ai opté pour une méthode consistant à modifier le reptile.

Je m’explique. Le lézard possède une qualité remarquable : il est capable de se séparer de sa queue, afin de confondre le prédateur ; elle persiste à frétiller après l’auto-ablation idoine et attire, abusivement, le croqueur vers ce rebut caudal.
Seulement voilà, le lézard se retrouve amputé, ce qui le déséquilibre d’un strict point de vue zoologique et esthétique.
Fort de mes lectures (Konrad Lorenz, Charles Darwin, Jean-Henri Fabre, etc.) il me fallait trouver une solution de contournement.
Partant du constat que le prédateur n’a qu’une gueule qu’elle soit de dents ou de bec, il me fallait le tromper !
Aussi ai-je doté mes lézards de... deux queues !
Auquel cas, le vorace s’obligeant au choix, tel l’âne de la fable, cela augmentait les chances de mon serpent à quatre pattes de rejoindre un abri salutaire entre deux cailloux, voire, pour les plus avisés, le dessous de mon bureau, ou les rayons de ma bibliothèque !
Et, miracle au milieu des mystères, cela marche bien : la preuve !
Jean (l'astuce) Bertrand
Note du webmestre :
Nos lecteurs et lectrices seront indulgents quant à la médiocre qualité de nos documents iconographiques. Aussitôt greffés, les lézards ne demandent pas leur reste et Jean (l'a) Bertrand qui travaille seul – en raison de restrictions budgétaires – a juste le temps de lâcher son scalpel pour saisir et son appareil photographique et la photographie à l'aide dudit.