Voici ce qu'on pouvait
lire le 3 janvier 2007 sur ce blog à propos de la crémation de Jeanne d'Arc :
On sait aujourd'hui que le bûcher n'a pas été allumé avec un briquet mais avec une allumette de sûreté. Cette allumette, consumée en partie (c'est bien naturel), a été retrouvée en 1983, par une technicienne de surface lilloise en vacances à Rouen où elle est conservée - l'allumette, pas la technicienne - depuis au musée qui porte son nom - de Jeanne d'Arc, pas de l'allumette.

La réalité dépasse ma fiction. Selon Clémentine Portier-Kaltenbach,* on a sorti du "bocal de Chinon", outre des reliques de Jeanne d'Arc, « deux morceaux de chêne, dont l'un est formé de couches de bois concentriques reliées entre elles par une matière résineuse et recouvert d'une toile grossière de chanvre pur ». L'abbé Desnoyers aurait demandé s'il y avait là « un morceau de la torche avec laquelle le bourreau a mis le feu au bûcher ».
* dans
Histoires d'os et autres illustres abattis. On ne rit pas de ces choses-là, on sourit. Tant l'écriture est souple et distanciée pour rendre compte du destin de
morceaux choisis de l'Histoire de France (sous-titre du livre). Qu'avais-je à faire pourtant de la demie-moustache de Richelieu, du cœur de Napoléon (premier) ou du tibia de Mme de Maintenon ?
Clémentine Portier-Kaltenbach, Histoires d'os et autres illustres abattis, Jean-Claude Lattès, 2007