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Bidouilles graphiques, plastiques & poétiques de Yves Barré

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La page

PagePont-l'Évêque (14) - août 2007

Pourquoi photographier un poète, demande Claude Vercey, et pourquoi la tête ? S’il y a une nécessité à le faire, ne serait-il pas aussi significatif de photographier les mains, par exemple ? *

Ou recopier, ce passage d'un poème lu par Vénus Khoury-Ghata.**

Une vieille femme pliée jusqu'au sol arrache à mains nues
l'ortie qui a poussé sur la page puis la lance dans la marge
elle s'arrête pour me crier qu'elle était ma mère
je suis forcée de la croire à cause de l'ortie


* Claude Vercey,  revue Décharge, ID n° 22
** lecture à l'espace culturel les Dominicaines, à Pont-l'Évêque, samedi 18 août
extrait de Orties, in Quelle est la nuit parmi les nuits, Mercure de France, 2004
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T
J'avoue...Et j'ajoute que le niveau des commentaires - ainsi que celui des réponses - atteint aujourd'hui des sommets...
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Y
Je viens de mesurer. Les hauts de cadres des commentaires du jour atteignent respectivement : 32,8 cm ; 25,7 cm et 21,4 cm. Cette mesure est effectuée avec un quadruple décimètre plexiglas. Le point zéro étant la table – sur laquelle est posé l'écran – encombrée de quelques recueils de Vénus Khoury-Ghata et de La Faim des ombres de Jean-Baptiste Para (chez Obsidiane). Parenté d'écriture :« Je rebrousserai chemin dans la boueJe coudrai la tunique d'orties.»
M
Réponse possible à Claude Vercey : Peut-être parce que les mains ne font que traduire ce qu'il y a dans la tête ? 
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Y
Oui. Et il n'est pas nécessaire que l'auteur fasse beau pour que son texte soit bon (j'écris bon, pour faire court).
T
"A quoi attacherons-nous l'ombre ? demande la mère maintenant que nous n'avons plus ni âne ni cerisier ?"                            Vénus Khoury-Ghata                                    in Six poèmes nomades (éditions Al Manar)
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Y
Je me demandais, apercevant entre tes mains les Six poèmes nomades, si ce n'était pas à toi que j'avais adressé ce poème. Non sans doute, mais avoue que c'est extraordinaire que tu choisisses précisément celui-ci.