Pourquoi photographier un poète, demande Claude Vercey, et pourquoi la tête ? S’il y a une nécessité à le faire, ne serait-il pas aussi significatif de photographier les mains, par exemple ? *
Ou recopier, ce passage d'un poème lu par Vénus Khoury-Ghata.** Une vieille femme pliée jusqu'au sol arrache à mains nues l'ortie qui a poussé sur la page puis la lance dans la marge elle s'arrête pour me crier qu'elle était ma mère je suis forcée de la croire à cause de l'ortie
* Claude Vercey, revue Décharge, ID n° 22 ** lecture à l'espace culturel les Dominicaines, à Pont-l'Évêque, samedi 18 août extrait de Orties, in Quelle est la nuit parmi les nuits, Mercure de France, 2004
Je viens de mesurer. Les hauts de cadres des commentaires du jour atteignent respectivement : 32,8 cm ; 25,7 cm et 21,4 cm. Cette mesure est effectuée avec un quadruple décimètre plexiglas. Le point zéro étant la table – sur laquelle est posé l'écran – encombrée de quelques recueils de Vénus Khoury-Ghata et de La Faim des ombres de Jean-Baptiste Para (chez Obsidiane). Parenté d'écriture :« Je rebrousserai chemin dans la boueJe coudrai la tunique d'orties.»
M
Martine
20/08/2007 14:42
Réponse possible à Claude Vercey : Peut-être parce que les mains ne font que traduire ce qu'il y a dans la tête ?
Oui. Et il n'est pas nécessaire que l'auteur fasse beau pour que son texte soit bon (j'écris bon, pour faire court).
T
Topa
20/08/2007 11:51
"A quoi attacherons-nous l'ombre ? demande la mère maintenant que nous n'avons plus ni âne ni cerisier ?" Vénus Khoury-Ghata in Six poèmes nomades (éditions Al Manar)
Je me demandais, apercevant entre tes mains les Six poèmes nomades, si ce n'était pas à toi que j'avais adressé ce poème. Non sans doute, mais avoue que c'est extraordinaire que tu choisisses précisément celui-ci.