Bidouilles graphiques, plastiques & poétiques de Yves Barré
Pourquoi photographier un poète ?
Cette photo est prise juste avant que Vénus Khoury-Ghata lise quelques-uns de ses poèmes, samedi à Pont-l'Évêque.
Pourquoi photographier un poète ?
Quand le visage et la page sont de même blanc, le regard et l'encre de même braise, les lèvres et le livre de même sang...
– C'est nécessaire ces images convenues ? Tu ne peux pas parler – écrire – simplement, dire comment cette poésie te plaît, comment elle met des mots sur la mère – la femme qui était notre mère partageait avec nous la même odeur d'herbe jamais coupée – la terre – la paille peut attendre / pas la terre entrouverte – la maison – une maison à un seul mur / pour l'indigène méfiant qui attache son ombre à son arbre. Comment elle nourrit ton imaginaire...
– Sans doute, si – Elle entre dans les rêves de ses voisins sans frapper –
En italique, des mots de Vénus Khoury-Ghata extraits de Qui parle au nom du jasmin (EFR, 1980), Anthologie personnelle (Actes Sud, 1997), Quelle est la nuit parmi les nuits (Mercure de France, 2004).
Dans le commentaire de Topa du 20 août : un poème de V. Khoury-Ghata.