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Bidouilles graphiques, plastiques & poétiques de Yves Barré

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Les bras m'en tombent

... de MiloSpéciale dédicace à Laurence. Qu'on cesse enfin de lui briser l'humérus !

Cette Vénus est sortie de Est-ce que ?  Le livre des questions de Jean-Claude Touzeil* - et Yves Barré (c'est moi)** - aux éditions Donner à voir.


* sur le chemin des poètes, samedi 30 mars, à Durcet. Revoir biloba.over-blog.com.
** sur le chemin des poètes, lui aussi (c'est moi).
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L
Moi, c'est bien simple : je refuse catégoriquement de faire des haltères, j'ai pas envie de devenir la "Vache de Millo"
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Y
Tu as raison. D'autant que le lait frais désaltère...
P
Vénus de MiloMarbre sacré, vêtu de force et de génie,Déesse irrésistible au port victorieux,Pure comme un éclair et comme une harmonie,Ô Vénus, ô beauté, blanche mère des Dieux !Tu n'es pas Aphrodite, au bercement de l'onde,Sur ta conque d'azur posant un pied neigeux,Tandis qu'autour de toi, vision rose et blonde,Volent les Rires d'or avec l'essaim des Jeux.Tu n'es pas Kythérée, en ta pose assouplie,Parfumant de baisers l'Adonis bienheureux,Et n'ayant pour témoins sur le rameau qui plieQue colombes d'albâtre et ramiers amoureux.Et tu n'es pas la Muse aux lèvres éloquentes,La pudique Vénus, ni la molle AstartéQui, le front couronné de roses et d'acanthes,Sur un lit de lotos se meurt de volupté.Non ! les Rires, les Jeux, les Grâces enlacées,Rougissantes d'amour, ne t'accompagnent pas.Ton cortège est formé d'étoiles cadencées,Et les globes en chœur s'enchaînent sur tes pas.Du bonheur impassible ô symbole adorable,Calme comme la Mer en sa sérénité,Nul sanglot n'a brisé ton sein inaltérable,Jamais les pleurs humains n'ont terni ta beauté.Salut ! À ton aspect le cœur se précipite.Un flot marmoréen inonde tes pieds blancs ;Tu marches, fière et nue, et le monde palpite,Et le monde est à toi, Déesse aux larges flancs !Îles, séjour des Dieux ! Hellas, mère sacrée !Oh ! que ne suis-je né dans le saint Archipel,Aux siècles glorieux où la Terre inspiréeVoyait le Ciel descendre à son premier appel !Si mon berceau, flottant sur la Thétis antique,Ne fut point caressé de son tiède cristal ;Si je n'ai point prié sous le fronton attique,Beauté victorieuse, à ton autel natal ;Allume dans mon sein la sublime étincelle,N'enferme point ma gloire au tombeau soucieux ;Et fais que ma pensée en rythmes d'or ruisselle,Comme un divin métal au moule harmonieux.Leconte de LislePoèmes antiques
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Y
Quel poète ce Leconte de Lisle !
J
On n'a jamais retrouver les bras...
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Y
Ni les haltères.