L’avenir sera
la tortouille – de tortue et grenouille – ou ne sera pas !
Chacun sait que de l’expérience naît la connaissance. C’est pourquoi je poursuis inlassablement la vérification d’axiomes afin d’en faire des théorèmes.
En l’occurrence, avec la complicité de mon ami Régis, j’ai mené cette tentative de reproduction visant à briser la barrière dite d’incompatibilité entre les espèces.
Partant de données scientifiques incontestables, à savoir que tortues et grenouilles appartiennent au même sous-ordre des tétrapodes, j’ai démarré une suite d’actions visant à protéger les grenouilles et les tortues régulièrement écrasées quand elles traversent nos routes.
La tortue est écrasée parce qu’elle est lente, la grenouille parce qu’elle n’est pas blindée !
Pour se faire, il convient de vérifier si il ne restait pas un espoir de produire un animal mixte, aussi caparaçonné qu’une tortue et aussi véloce qu’une grenouille.
Nous avons, enfin, réalisé la première étape, celle de la copulation par amplexus du batracien sur le chélonien.
L’étape suivante, qui sera réalisée en laboratoire, doit nous permettre de réaliser la jonction du cloaque batracien dans la couloir vaginal du chélonien.
Au moment où je vous écris, nous n’avions sous la main, que deux mâles des deux espèces. Nous allons chercher d’autres taxons, genre mâle/femelle pour optimiser nos recherches.
Je vous tiendrai au courant de la suite de ces expériences d’une portée scientifique jamais envisagée.*
Jean (l’astuce) Bertrand
* Note du webmestre :
Comme à l'accoutumée, craignons le pire.