Dès les beaux jours, la maison bleue adossée à la colline descendait vers la plage où elle séjournait jusqu'à l'automne. Vers la fin de sa vie, l'ascension lui était devenue plus difficile ; elle avait alors pris l'habitude de reprendre souffle à mi-parcours, s'appuyant sur le mur du cimetière. Qui avait fini par en garder l'empreinte.
De ses beaux yeux bleus, Coline regardait l'automne qui annonçait ces beaux jours où, seule, elle descendrait sur la plage.Passé le mur, elle posait et reposait les empreintes, cimetière de ses habitudes. Alors, elle sentait le souffle de sa vie..Sa maison était là : elle y séjournera pour que personne n'y finisse.oncle pa.