Laval – août 2008 Roméo. — Que ne suis-je en effet ton oiseau, Juliette !
Juliette. — Je le voudrais, ami, si ton cœur le souhaite*
Mais non, entre mes mains tu pourrais trop souffrir ,
À force de t'aimer, je te ferais mourir !...
Bonne nuit ! Bonne nuit, Roméo ! Je te laisse !
De cet adieu si doux, si douce est la tristesse,
Que si j'osais longtemps écouter mon amour,
Je te dirais, je crois, bonne nuit jusqu'au jour.
(
Juliette tombe du balcon et c'est heureux car ces adieux semblaient interminables) **
* Des alexandrins comme ça, on en redemande tous les jours.
** avec l'aimable collaboration de madame Amable Tastu, à l'imitation de Shakespeare.