Le
08.08.08, le journal l'Humanité* consacrait sa revue de presse aux électriciens dont la grève, l'avant-veille, privait Paris de lumière pendant deux heures.
" Le gouvernement engagerait gravement sa responsabilité s'il n'étudiait pas dès aujourd'hui le moyen d'arriver à une répression pénale de toute interruption concertée d'un service public."(Le Temps)
" Dans un pays de liberté, de suffrage universel, où l'opinion devrait toujours avoir le dernier mot, on ne peut admettre qu'une minorité de brouillons se moque du sentiment public, se joue de l'intérêt général et passe à travers les mailles de la loi." (Les Débats)
La Patrie insinue qu'on pourrait bien demander aux tribunaux d'examiner le cas.
L'Écho de Paris le demande plus nettement ! Il veut des gibets, des répressions, des exécutions.
Dans l'Aurore :
"Les électriciens en prennent vraiment trop à leur aise. Nul ne pourra trouver exagéré que la population parisienne, si patiente cependant, commence à en avoir par-dessus les oreillles."
En cent ans, les mentalités ont bien évolué ! **
* source : gallica.bnf
Pataud est alors le secrétaire général du syndicat CGT des électriciens.
** sic.