
Rencontre de lectures.*
Quand Mademoiselle E. Dufaux de la Jonchère évoque
un de ces petits accidents inhérents à la misère de la nature humaine, Jean Teulé, le pétulant, écrit qu'
on pète !
« S'il arrivait à un convive un de ces petits accidents inhérents à la misère de la nature humaine, n'ayez pas l'air de vous en apercevoir, et surtout ne vous avisez pas de demander une prise de tabac à un voisin.
( Autrefois, dans le bon vieux temps, nos pères avaient toujours un chien sous la table, et lorsque pareille petite misère arrivait, on avait soin de pourchasser le chien, ou d'en faire le semblant. Mais il s'est trouvé tant de convives qui abusaient de cette prévoyance de l'amphitryon, que la mode des chiens lévriers et des danois est tout à fait tombée ; c'est tout au plus si l'on admet à présent sous la table des riches un bichon ou une petite levrette. – C'est moins commode pour certains tempéraments.) »**
« Trois petits chiens de Bologne l'accompagnent. Quand Lauzun pète, il les accuse alors du méfait.»***
* Tout petit déjà, je lisais tout ce qui me passait sous l'œil.
** Savoir-vivre dans la vie ordinaire et dans les cérémonies civiles et religieuses, par Mlle E. Dufaux de la Jonchère, Paris, 1883, p. 214
*** Jean Teulé, Le Montespan, Julliard, 2008, p. 79