Depuis que j'arpente, sillonne, survole et photographie un Monde à portée de Kangoo, je me lamentais d'entendre des ceusses qui contestaient l'authenticité d'un nom d'oiseau : cette récurente interrogation étant : "le rouge-queue a-t-il vraiment la queue rouge ?".
Comme toujours Jean (l'astuce) Bertrand, démontre par la preuve la véracité des choses...
Il m'a fallu quelques mois d'attentions particulières pour achever l'élevage d'un taxon de type "rouge-queue à front noir". Cet élevage s'est effectué dans les règles de l'Art pictural. À savoir que mon piaf fut nourri pendant quatre mois d'une gouache rouge fabriquée sur la route d'Alençon, au Mans... Il m'a fallu, durant cette période, dresser la bestiole, afin qu'elle comprenne que sa queue, de plumes garnies, pouvait être pinceau...
Enfin, voilà le résultat !

Mais au fait il faut savoir que cette expérience m'a obligé à éliminer tous les taxons ne correspondant pas à cette démonstration (le congélateur en est plein et je tiens, à la disposition des pêcheurs à la mouche, quatre cents grammes de plumes pour préparer leurs montures...).
Revenons à l'expérience : j'ai ensuite éduqué mon petit oiseau à la peinture industrielle.
Là est la preuve que si la queue du rouge-queue est orange, ce que peint le rouge-queue est bien... du rouge !
Je vous laisse sur cette preuve, car deux communes de mon canton, soucieuses de repeindre les barrières métalliques, avant les vide-greniers et autres fêtes locales, me réclament une vingtaine de rouges-queues à livrer la semaine prochaine.
Jean (l'astuce ) Bertrand, ami des bêtes et du land-art
Note du blogmestre :
Jean (l'astuce) Bertrand fait allusion à l'entreprise Lefranc-Bourgeois, maison fondée en 1720 (je n'étais pas né). Dans un petit musée de la couleur qu'abrite cette excellente maison, on trouve en vitrine une boulette de jaune indien qu'on obtenait à partir de bouse de vaches nourries de feuilles de manguier.*
* Cette origine est contestée, voir la page des jaunes sur le site Dotapea.