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Je ne peux pas dissocier cette extraordinaire photo de Michèle du poème de Alain Borne.*
TANT D'OISEAUX
Tant d'oiseaux
qu'on dirait de l'eau en pluie
un goutte-à-goutte d'ailes
une giboulée de plumes
une averse de griffes.
L'orage opaque éteint le ciel
et son tonnerre est de cris.
Qu'importe qu'importe
puisque ce cauchemar n'est pas un rêve
puisque ces griffes sont réelles
et que c'est réellement qu'il faudra mourir.
Et pourtant il ne s'agit pas d'oiseaux. Ou alors bien froids. Mais de givre sur un pare-brise un matin d'hiver. Photo nature. Garantie sans traitement informatique.
* Alain Borne, Les fêtes sont fanées, Club du poème, 1965