
Tiphaine apporte sa contribution érudite à la publication de l'excellent Jean (Astuce) Bertrand dans le commentaire argumenté qu'elle a déposé hier (24.09.07) sur ce blog.
On ne lit pas, dans l'ouvrage* de Tiphaine de Poutouland, ce qu'écrit Vauban des travailleurs et travailleuses :
« bien que cette partie soit composée de ce qu'on appelle mal à propos la lie du peuple, elle est néanmoins trés-considerable, par le nombre et par les services qu'elle rend à l'etat. Car c'est elle qui fait tous les gros ouvrages des villes et de la campagne, sans quoy ni eux, ni les autres ne pourroient vivre. C'est elle qui fournit tous les soldats et matelots, et tous les valets et servantes ; en un mot, sans elle l'etat ne pourroit subsister. C'est pourquoy on la doit beaucoup ménager dans les impositions, pour ne la pas charger au-delà de ses forces.»**
* L'Odyssée des spasmes, Que fais-je, PAF, 2001
** Projet d'une dixme royale qui, supprimant la taille, les aydes, les doüanes d'une province à l'autre, les décimes du Clergé, les affaires extraordinaires... produiroit au Roy un revenu certain et suffisant – par M. le maréchal de Vauban (source gallica.bnf.fr) – Et cet excellent titre d'article ?
– Détaché d'un arbre aux quarante écus.