Bidouilles graphiques, plastiques & poétiques de Yves Barré
Imaginer, comme Claude dans son commentaire d'hier, que j'allais masquer sous l'annonce de la pompe Simpson, le fatal coup de pompe de Tom Simpson dans le Ventoux : fallait pas manquer d'air !
Je saurai rester succinct. Tout sur la pompe Simpson se résume à ces deux lignes dans l'édition du 9 décembre 1896, de Gil Blas : « M. Spoke m'a montré une nouvelle pompe portative, très puissante et d'une disposition fort pratique. La pompe Simpson obtiendra un vif succès, cela n'est pas douteux.» C'est signé l'Abbé Cane. Cane doit être un nom de plume.
Néanmoins, pour que n'ayez pas à regretter votre visite, je vais partager mes nouvelles connaissances vélocipédiques. C'est toujours signé par l'Abbé Cane – décidément, ce nom doit être un nom de plume, mais peut-être l'ai-je déjà dit.
« Qui n’a pas vu, sur les murs de Paris, l’originale affiche du peintre espagnol Ribéra, représentant un gros homme réjoui et fumant sa pipe tout en pédalant avec sécurité sur sa bonne bécane, tandis qu’un gringalet le regarde, portant piteusement sur son épaule sa bicyclette qui vient de se casser à la tête de fourche ?
Et qui, non plus, n’a pas été témoin – ou même victime – de cet accident vraiment trop fréquent, la rupture de la fourche de sa bicyclette ?
Eh bien, cyclistes, lisez l’affiche en question, et vous verrez que le gros homme réjoui répond au gringalet piteux qui semble lui demander comment il se fait que sa fourche résiste :
" Oui, mais moi, j’ai une fourche... de Loma ! "
Puis, si vous êtes soucieux de votre existence, procurez-vous aussi une fourche de Loma.»
(à suivre)