Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 00:00

« of course, into the sunset »

Howard Levant (The Novels of John Steinbeck)

 

« On peut être agacé que soient systématiquement déclarés poétiques

tout coucher de soleil, le cri d'un train dans la nuit ou l'objet indé-

finissable et légèrement rouillé découvert chez le brocanteur. »

Claude Vercey (Poétique, éthique et tics ou la Deuxième Rumination)

 

Soleil mussant

St-Symphorien – 19 février 2012

 

On disait autrefois soleil mussant pour soleil couchant.

– Pour le Roi Soleil aussi ?

– Oui...

Et quand le roi avait soupé de l'étiquette,

il lâchait un vent et se mussait sous sa couette.*

 

* Vers attribués par erreur, à Joachim du Bellay.

Publié dans : ya pas photo - Par Yves
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Commentaires

Mais bon sang, mais c'est bien sûr, c'est du Musset !...

Commentaire n°1 posté par Topa le 20/02/2012 à 05h54

C'était pas Alphonse non plus.

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 20h58

Le bon  jour d'Alfred...

Commentaire n°2 posté par Minik do le 20/02/2012 à 07h34

Un voisin ?

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 20h58

Tiens, je ne savais pas...

Et lorsque le soleil se couche, où partent toutes ces magnifiques couleurs?

Commentaire n°3 posté par Marc le 20/02/2012 à 11h03

Nul ne sait. Et on n'est pas sûr de retrouver les mêmes le lendemain.

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 21h00

quasi version cinémascope, y'a de l'épique, c'est du ouest air ne trouvez vous pas

signé un apache

Commentaire n°4 posté par thé âche le 20/02/2012 à 13h44

Les cactus sont des chênes et les tipis des maisons de campagne.

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 21h01

je trouve cela très " poésie ".....sic mon com d'hier!

j'ai cherché et trouvé: " Lors elle se musse au buisson, s'y laisse le temps passer.." ( Berte..)

 j'ai mussé dans un buisson à Epineu le Chevreuil ce matin.. et le soleil me dardait de ses vigoureux élans printaniers...lol!!!!..je ne suis pas poète..

Commentaire n°5 posté par telos le 20/02/2012 à 15h10

Pas poète, mais c'est un beau début : déjà tu manies l'allitération... après Racine – Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? – et Desnos –  La chasseresse sans chance / de son sein choie son sang sur ses chasselas.

 

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 21h57

Dans ma campagne, autrefois, on disait une petite musse pour parler d'un trou dans une haie, élargi par le passage d'un lièvre ou d'un chien. Mais c'était aussi une petite cachette, un endroit retiré, dans l'ombre. Dans le lit c'était autre chose, on se mottait.

J'aime bien retrouver le sens ancien des mots, les expressions en "patois" souvent chargé de sens.

Commentaire n°6 posté par Lily le 20/02/2012 à 15h18

Dans la mienne également. Plutôt au sens de se cacher – retrouvé dans le Dictionnaire du Parler cénoman.

Les mots sont un régal. Et pas d'indigestion à craindre, hormis avec les gros mots ;-)

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 22h01

[Les cochons] avaient déjà appris à se musser sous les buissons quand passait au-dessus d'eux le froissement des grands vols de corbeau.

Jean Giono, Le hussard sur le toit

Commentaire n°7 posté par Cristophe le 20/02/2012 à 18h20

J'ai échangé le Hussard sur le toit contre la Peste de Camus.

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 22h07

Ben coucher de soleil... p't'ête... L'est où la mer ?

Commentaire n°8 posté par La Marguerite du Pré aux Bouzes le 20/02/2012 à 18h23

Derrière la colline. Mais il va falloir marcher un peu.

Réponse de Yves le 20/02/2012 à 20h57
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