Lu dans la Ruche littéraire et politique, Montréal, 1854*
? Le point d'interrogation est un enfant qui, la bouche béante et le dos courbé, vous fait une demande et attend la réponse.
, La virgule est le bouton du milieu de l'habit noir de la phrase. Il sert à laisser voir le gilet blanc de l'idée et les breloques du style.
— Le tiret est le lit de camp dressé d'étape en étape pour la digestion momentanée du plat servi.
. Le point est un canapé moelleux, où le lecteur se repose pendant que l'auteur se mouche.
! Le point d'exclamation est une flèche aiguë et rapide qui jaillit droit au cœur pour y réveiller l'ennui.
; Le point-virgule est le bouton et la boutonnière de l'habit de la phrase que l'on clôt, quand le gilet est d'une élégance équivoque.
: Les deux points sont deux battants de fenêtre que l'on ouvre à l'œil du lecteur pour lui indiquer les horizons splendides.
... Plusieurs points, c'est le silence de l'homme qui a fait un calembour et qui attend que vous riiez.
Le filet, c'est le rideau qui tombe et annonce que la farce est finie.
* Je ne l'ai pas lu en 1854 ; je n'ai pu identifier l'auteur.
PHYSIOLOGIE DES SIGNES DE LA PONCTUATION
? Le point d'interrogation est un enfant qui, la bouche béante et le dos courbé, vous fait une demande et attend la réponse.
, La virgule est le bouton du milieu de l'habit noir de la phrase. Il sert à laisser voir le gilet blanc de l'idée et les breloques du style.
— Le tiret est le lit de camp dressé d'étape en étape pour la digestion momentanée du plat servi.
. Le point est un canapé moelleux, où le lecteur se repose pendant que l'auteur se mouche.
! Le point d'exclamation est une flèche aiguë et rapide qui jaillit droit au cœur pour y réveiller l'ennui.
; Le point-virgule est le bouton et la boutonnière de l'habit de la phrase que l'on clôt, quand le gilet est d'une élégance équivoque.
: Les deux points sont deux battants de fenêtre que l'on ouvre à l'œil du lecteur pour lui indiquer les horizons splendides.
... Plusieurs points, c'est le silence de l'homme qui a fait un calembour et qui attend que vous riiez.
* Je ne l'ai pas lu en 1854 ; je n'ai pu identifier l'auteur.
Commentaires
Et mon point dans la tronche, c'est quoi?
commentaire n° : 1 posté par : Anne Onim le: 07/05/2008 07:07:56
Ne te mets poing en colère.
réponse de : Yves Barré (site web) le: 07/05/2008 08:15:24
C'est drôle, et plutôt "poétique" comme vision...
"...les breloques du style..." me laissent cependant perplexe...
"...les breloques du style..." me laissent cependant perplexe...
commentaire n° : 2 posté par : Topa (site web) le: 07/05/2008 08:00:49
Surtout quand on sait qu'il s'agit d'un publication canadienne !
réponse de : Yves Barré (site web) le: 07/05/2008 08:16:55
Il y a dessignes qi ne trompent pas !
LIZAGRECE
LIZAGRECE
commentaire n° : 3 posté par : liza (site web) le: 07/05/2008 21:00:13
De retour ! Bienvenue.
réponse de : Yves Barré (site web) le: 08/05/2008 09:11:35
...
J'attends !
J'attends !
commentaire n° : 4 posté par : Martine (site web) le: 08/05/2008 10:41:00
« Patientez ; on s'occupe de vous ! »
réponse de : Yves Barré (site web) le: 08/05/2008 11:41:05
jesuisbabadecettepoesiequicomptesanslaquellelesensseperdetlemotionsestompe
onclepa
commentaire n° : 5 posté par : Oncle Pa le: 11/05/2008 20:46:11
Les Petites Affiches, nouvelle du recueil Point et virgule de Gustave Claudin, commence ainsi :
L'AUTEUR.
Aimez-vous les histoires qui commencent ainsi : « Il ne fait pas encore jour chez Éliante ; cependant midi vient de sonner.» LE LECTEUR.
Non. réponse de : Yves Barré (site web) le: 11/05/2008 22:27:43
