D'un autre Duchesne,* H. G. cette fois, l'excellentissime Manuel du naturaliste – Ouvrage utile aux voyageurs et à ceux qui visitent les cabinets d'histoire naturelle et de
curiosités. Je vous livre une partie de l'article consacré au Limaçon.**
La nature semble avoir favorisé ce reptile d’une manière particulière. Trop faible pour se défendre, il porte sur son dos un logement
toujours prêt à le mettre à l’abri de l'insulte.
[...]
L’hiver il se tient caché dans la terre, s’enfonce dans sa coquille et souvent se fait une opercule assez épaisse avec la même matière dont est formé son logement. Au retour du printems, il pousse en dehors cette opercule, et vient jouir des agrémens de la belle saison. Son accouplement a cela de singulier, qu’il est précédé par des agaceries. Les parties de la génération sont situées au côté droit du col. Là est un petit carquois dont l’amoureux Limaçon tire une espèce de dard qu’il lance à un autre Limaçon. Celui-ci répond de la même manière, et le prélude amoureux est terminé par l’œuvre de la double fécondation. Le même jeu recommence de quinze jours en quinze jours jusqu’à trois fois. L’accouplement dure dix à douze heures. Si dans cet état on les jette dans du vinaigre, il sera fort aisé, en les séparant, de reconnaître qu’ils sont hermaphrodites. [...]
* Sur ahoui : Du même suivi D'un autre du même pour É.-A. Duchesne
Manuel du naturaliste – Ouvrage utile aux voyageurs et à ceux qui visitent les cabinets d'histoire naturelle et de curiosités – par M. Duchesne, deuxième édition, D – L, Paris, an V (1797)
** orthographe et genre des noms ("opercule") de l'édition originale.
*** illustration : sur une étude à l'encre de Chine pour Est-ce que ?, 1999
La nature semble avoir favorisé ce reptile d’une manière particulière. Trop faible pour se défendre, il porte sur son dos un logement
toujours prêt à le mettre à l’abri de l'insulte.[...]
L’hiver il se tient caché dans la terre, s’enfonce dans sa coquille et souvent se fait une opercule assez épaisse avec la même matière dont est formé son logement. Au retour du printems, il pousse en dehors cette opercule, et vient jouir des agrémens de la belle saison. Son accouplement a cela de singulier, qu’il est précédé par des agaceries. Les parties de la génération sont situées au côté droit du col. Là est un petit carquois dont l’amoureux Limaçon tire une espèce de dard qu’il lance à un autre Limaçon. Celui-ci répond de la même manière, et le prélude amoureux est terminé par l’œuvre de la double fécondation. Le même jeu recommence de quinze jours en quinze jours jusqu’à trois fois. L’accouplement dure dix à douze heures. Si dans cet état on les jette dans du vinaigre, il sera fort aisé, en les séparant, de reconnaître qu’ils sont hermaphrodites. [...]
* Sur ahoui : Du même suivi D'un autre du même pour É.-A. Duchesne
Manuel du naturaliste – Ouvrage utile aux voyageurs et à ceux qui visitent les cabinets d'histoire naturelle et de curiosités – par M. Duchesne, deuxième édition, D – L, Paris, an V (1797)
** orthographe et genre des noms ("opercule") de l'édition originale.
*** illustration : sur une étude à l'encre de Chine pour Est-ce que ?, 1999
par Yves Barré
publié dans :
des poètes
