Conlie - avril 2007
Il y a dans les nuages ce soir des violets et des bleus bien beaux, [...] un bleu surtout plus floral qu'aérien, un bleu de cinéraire, qui surprend dans le ciel. Et ce petit nuage rose, n'a-t-il pas aussi un teint de fleur, d'œillet ou d'hydrangea ?
- C'est beau comme du Marcel Proust...
- C'en est du Marcel Proust.
- Je ne saisis toutefois pas le rapport entre la photo et la citation...
- N'y a pas. Juste ne pas se laisser submerger par la vague bleue. Et le blues.
* Marcel Proust, Du côté de chez Swann
Commentaires
Je bannis le mot bleu de mon vocabulaire à compter de ce jour ...
Même les oranges seront indigo, marine, turquoise, ciel mais surtout pas BLEU ...
A bientôt
LIZAGRECE
commentaire n° : 2 posté par : liza (site web) le: 13/06/2007 12:59:15
Bientôt, tu vas écrire, avec Éluard :
"La terre est bleue comme une orange"
Et transformer le drapeau grec en drapeau blanc.
"La terre est bleue comme une orange"
Et transformer le drapeau grec en drapeau blanc.
réponse de : Yves Barré (site web) le: 13/06/2007 14:33:54
Les clous... Oui ça fait mal
commentaire n° : 3 posté par : Johnny H le: 13/06/2007 13:05:30
Un remède de bonne femme : le cataplasme de petit suisse. Renouveler fréquemment.
réponse de : Yves Barré (site web) le: 13/06/2007 14:37:57
Désolée, mais ils ne m'empêcheront pas d'aimer tes portes bleues.
commentaire n° : 4 posté par : Martine (site web) le: 13/06/2007 14:05:31
Qu'on t'empêche d'aimer... Manquerait plus que ça !
réponse de : Yves Barré (site web) le: 13/06/2007 14:43:59
J'y vois "un soldat jeune.....la nuque baignant dans le frais cresson bleu...il a deux trous rouges au côté droit."
et ça me terrifie.
commentaire n° : 5 posté par : Anne Onim le: 13/06/2007 14:41:29
« berce-le chaudement : il a froid »
réponse de : Yves Barré (site web) le: 13/06/2007 14:49:19

Cela dit, quel cadrage ! On peut passer mille fois devant sans voir ce que tu as vu ! Bravo !
(Zut ! je vais user la touche point d'exclamation !)
« Un point admiratif est celuy qui marque qu'il faut admirer, ou se lamenter, & se marque ainsi, ! »
(Antoine Furetière, cité par Jacques Drillon, Traité de la ponctuation française, Gallimard)