à Marc*
Quelque part dans le marais poitevin, avril 2008* que le choix du sujet ne surprend pas. Comment ? Vous n'avez pas vu ce blog ? Chouette musique !
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
Lu dans la Ruche littéraire et politique, Montréal, 1854*
? Le point d'interrogation est un enfant qui, la bouche béante et le dos courbé, vous fait une demande et attend la réponse.
, La virgule est le bouton du milieu de l'habit noir de la phrase. Il sert à laisser voir le gilet blanc de l'idée et les breloques du style.
— Le tiret est le lit de camp dressé d'étape en étape pour la digestion momentanée du plat servi.
. Le point est un canapé moelleux, où le lecteur se repose pendant que l'auteur se mouche.
! Le point d'exclamation est une flèche aiguë et rapide qui jaillit droit au cœur pour y réveiller l'ennui.
; Le point-virgule est le bouton et la boutonnière de l'habit de la phrase que l'on clôt, quand le gilet est d'une élégance équivoque.
: Les deux points sont deux battants de fenêtre que l'on ouvre à l'œil du lecteur pour lui indiquer les horizons splendides.
... Plusieurs points, c'est le silence de l'homme qui a fait un calembour et qui attend que vous riiez.
Le filet, c'est le rideau qui tombe et annonce que la farce est finie.
* Je ne l'ai pas lu en 1854 ; je n'ai pu identifier l'auteur.
PHYSIOLOGIE DES SIGNES DE LA PONCTUATION
? Le point d'interrogation est un enfant qui, la bouche béante et le dos courbé, vous fait une demande et attend la réponse.
, La virgule est le bouton du milieu de l'habit noir de la phrase. Il sert à laisser voir le gilet blanc de l'idée et les breloques du style.
— Le tiret est le lit de camp dressé d'étape en étape pour la digestion momentanée du plat servi.
. Le point est un canapé moelleux, où le lecteur se repose pendant que l'auteur se mouche.
! Le point d'exclamation est une flèche aiguë et rapide qui jaillit droit au cœur pour y réveiller l'ennui.
; Le point-virgule est le bouton et la boutonnière de l'habit de la phrase que l'on clôt, quand le gilet est d'une élégance équivoque.
: Les deux points sont deux battants de fenêtre que l'on ouvre à l'œil du lecteur pour lui indiquer les horizons splendides.
... Plusieurs points, c'est le silence de l'homme qui a fait un calembour et qui attend que vous riiez.
* Je ne l'ai pas lu en 1854 ; je n'ai pu identifier l'auteur.
par Yves Barré
publié dans :
les tout faits
Je voulais traiter du tréma. Mais.
Dans le petite boutique – rangée – du bouquiniste, tombé* sur le Dictionnaire de l'argot des typographes, de Eugène Boutmy.** Qui dit :
Petit-qué, s. m. Le point-virgule ; il est ainsi nommé parce que ce signe (;) remplaçait autrefois le mot latin que dans les manuscrits et les premiers livres imprimés.
Petit-qué, qu'est-ce ?
Un exemple. Prêté par Augustin Deloye*** :
Le point et le point-virgule ont [...] servi de signes abréviatifs ; ainsi l'on écrivait : [...] atq; pour atque.
– Oui... et alors ? direz-vous. Une chute ?
– Pas de chute. Molle atque facetum.****
* On s'en relève vite.
** Les Insolites, libraire-éditeur, 1979. Réédition de l'édition de 1883, parue chez C. Marpon et E. Flammarion.
*** article Paléographie, in Encyclopédie moderne. Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres, des arts, de l'industrie, de l'agriculture et du commerce, sous la direction de Léon Renier, Firmin Didot frères, éditeurs, Paris, 1850.
**** Douceur et finesse.
Dans le petite boutique – rangée – du bouquiniste, tombé* sur le Dictionnaire de l'argot des typographes, de Eugène Boutmy.** Qui dit :
Petit-qué, s. m. Le point-virgule ; il est ainsi nommé parce que ce signe (;) remplaçait autrefois le mot latin que dans les manuscrits et les premiers livres imprimés.
Petit-qué, qu'est-ce ?
Un exemple. Prêté par Augustin Deloye*** :
Le point et le point-virgule ont [...] servi de signes abréviatifs ; ainsi l'on écrivait : [...] atq; pour atque.
– Oui... et alors ? direz-vous. Une chute ?
– Pas de chute. Molle atque facetum.****
Typographes (gravure extraite du Livre des cent et un, Paris, 1830 – source : gallica.bnf.fr)
* On s'en relève vite.
** Les Insolites, libraire-éditeur, 1979. Réédition de l'édition de 1883, parue chez C. Marpon et E. Flammarion.
*** article Paléographie, in Encyclopédie moderne. Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres, des arts, de l'industrie, de l'agriculture et du commerce, sous la direction de Léon Renier, Firmin Didot frères, éditeurs, Paris, 1850.
**** Douceur et finesse.
par Yves Barré
publié dans :
les tout faits
« Quand Henri Matisse, dans ses
gouaches découpées, souligne par des vides les articulations ou la courbure des seins de ses Nus, quand Claude Viallat agit en coloriste éblouissant sur la forme unique qu'il répète à l'envi,
Yves Barré ne retient plus que le contour de son modèle et ira même jusqu'à abandonner complètement la couleur.» ** J.-K. Huysmans, l'Art moderne, G. Crès, Paris, 1929
Sur internet : Henri Matisse, Claude Viallat.
Étude pour les nus bis
2008
craie & crayon sur papier, 20 x 28 cm
par Yves Barré
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toiles & papiers
–
Il va nous présenter toutes les étapes* de la création ; il ne craint pas de lasser ?*** Humour ! Voir le billet du 30 avril.
** Notons l'emploi pertinent d'un point-virgule dont la disparition progressive inquiète les meilleurs auteurs (lire à ce sujet : Faut-il supprimer le point-virgule ?)
par Yves Barré
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affiches (de moi)
La créature,* pour n'être pas tentée d'y goûter, la cache derrière son petit linge.**
* Je n'oblige personne à visiter son blog.
** Un – court – moment, sur le stand de l'atelier d'art plastiques d'Allonnes, à la cité des arts (Pulsart, le Mans, mai 08).
Exposition jusqu'au dimanche 4 mai, à 18 h.
Ahoui est site du mois sur la Toile de l'un, incontournable site de poésie vivante.
par Yves Barré
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actualité
– Vous ne savez
donc pas ce qui est arrivé à mon pauvre Totor ? Bamboche, l'air navré, peut remiser sa réplique.* Voici le nouveau Totor. Plus dru de poil. L'œil et la langue vifs. Sorti
des mains expertes d'une couturière experte elle aussi.Pour ceux et celles qui prendraient ce blog en cours, un communiqué de Cécile nous apprenait, le 7 mars 2008, la tragique disparition de Totor Premier. Rappelons-nous le vaste élan de solidarité qui avait suivi.**
* Georges Feydeau, Séance de nuit, scène III.
** La Cie Robin-Juteau remercie bien sincèrement toutes les personnes qui lui ont témoigné de la sympathie dans ce moment difficile.
par Yves Barré
publié dans :
actualité
