
Grâce à quelques négligents qui abandonnaient les cartons d'emballage dans les caniveaux, on a pu comprendre qu'en ce temps-là, les hommes se nourrissaient de galettes garnies de tomates, d'aromates et d'ingrédients variés (oignons, fromage, olives, anchois, champignons, jambon, etc.) cuites au four.
NDLR : définition empruntée au Trésor de la langue française informatisé (http://atilf.atilf.fr/).
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
Cette tulipe que voilà s'attendait bien à être rouge ; mais on l'a mariée ; elle est tout étonnée d'être bleue...** Alfred de Musset, Fantasio, acte II, scène I
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
Décor mural de A. Poirier & F.
Masset, Évron (53) – détail *
Si on n'a rien de mieux à faire, on lit dans le Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial,** de Philibert Joseph le Roux :
Qui veut tenir nette sa maison, n'y mette femme, prêtre ni pigeon.
* Le décor représente une vitrine, des passants et une voiture automobile début de siècle, dans une subtile palette de couleurs.
** tome second, H-Z, Pampelune, MDCCLXXXVI
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
On n'a jamais été aussi proche du printemps.*Comme dit François Bernier, dans son Abrégé de la philosophie de M. Gassendi,** il demeure mesme dans les choses meslées, comme dans une mule, ou dans une plante qu'on a entée, quelque chose de l'un et de l'autre sexe.
Les cyclamens ne me contrediront pas.
* Épineu-le-Chevreuil, février 2008
** Paris, 1684
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
Pigeon, janvier 2008 – photo Maïette
Pigeon mort, la nuit l'hiver couvre de givre.
Qu'un soleil matinal fond en perles.
Qu'un soleil matinal fond en perles.
Acheté, en brocante, un curieux livre noir – de couverture – collection La Planète confuse, aux éditions de la Différence : Pigeons, de Jacques Bertoin, illustré de 19 collages de Erro. Collage aussi de poèmes, listes, inventaires, fragments d'interviews, rêves... Accueille Buffon, Breton, la gazette du colombophile. Et s'ouvre sur l'épilogue :
« Morts-nés : les Pigeons qui me suivent en ordre dispersé,
foules insignifiantes que j'habite.»
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
Ste-Suzanne
(53) – janvier 2008
Les choucas des tours veillent sur les mitrons.
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
Épineu-le-Chevreuil (72) – décembre 2007
– Tu le vois où le paysan cagneux et son bœuf ?
– On les voit pas justement. Ils sont dans le brouillard.*
* clin d'œil au poème de Guillaume Apollinaire
Automne
Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un cœur que l'on brise
Oh ! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises
par Yves Barré
publié dans :
ya pas photo
